Giuseppe Maria Crespi (1665-1745) – Flora

 

Huile sur toile, 60 x 47 cm.
Cadre d’époque 18ème siècle.

Giuseppe Maria Crespi fait parti de ces peintres italiens qui s’inspirent encore du mouvement caravagesque. En effet, le modèle qu’il a choisi de représenter est traité à la façon du clair-obscur. Les carnations blanches, qui s’opposent au fond brun sombre, accentuent toute la sensualité qui se dégage de notre tableau. Cette grâce, suggérée par le déhanchement du personnage, puise ses sources dans le Maniérisme de la Renaissance italienne et vient s’ajouter au caractère charnel de la scène. Ce ressenti est également évoqué par le mouvement ondulant du bras droit qui accompagne les courbes harmonieuses de Flora. La dimension poétique de la déesse a inspiré à plusieurs reprises l’artiste car nous connaissons un certain nombre d’œuvres la représentant. Il a choisi de peindre cette divinité romaine de la fécondité et du printemps dans une scène intimiste traitée avec simplicité et une économie de tons. Cette composition peut nous paraitre équivoque, car au delà de l’aspect sensuel flagrant, Crespi suggère aussi une dimension religieuse. En effet, la position agenouillée de la jeune femme évoque l’humilité des personnages pieux tels que Sainte Madeleine, qui renonce aux vanités du monde.

 

Thème : Overlay par Kaira