




János Gábriel Stein (1874-1949) – Jardins au crépuscule
Né en Hongrie en 1874, Janos Gabor Stein débute ses études à l’Académie de peinture de Berlin. Il poursuit son apprentissage à Paris. Il décide de faire une pause et voyage à travers l’Europe ou il adopte les tendances symbolistes. A son retour, Janos Stein étudie à l’Académie des Beaux-arts de Budapest ou il est l’élève de Karoly Lotz (peintre réputé pour ses fresques monumentales).
Au début du 20e siècle, l’artiste connaît le succès avec des expositions régulières à la Kunsthalle, plusieurs prix remportés, et des commandes monumentales croissantes (oeuvres murales pour l’église de Mór et la cathédrale d’Eger). L’intégralité du patrimoine artistique de l’artiste oublié a été redécouvert en 2017 à Budapest.
Stein, adepte de la tradition picturale conservatrice et académique, se distingue par ses compositions précises et sa touche minutieuse. Son art reflète fortement l’influence de son maître Karoly Lotz.
Notre tableau, réalisé en 1898 a été présenté la même année à l’exposition d’hiver de Budapest. Cette oeuvre représenterait une partie du domaine de Versailles. Au coeur de ce paysage énigmatique et de cette nature foisonnante, trône une statue d’Apollon qui semble veiller sur ce sanctuaire oublié. Elle reflète alors l’admiration pour l’héritage classique. À la fin du XIXème siècle, il y avait un renouveau d’intérêt pour ce mouvement et ses valeurs esthétiques.
Les escaliers en deux parties occupent une place centrale dans l’oeuvre. La lumière crépusculaire qui se reflète dans l’eau stagnante renforce une impression de sérénité et renoue également avec la tradition du paysage romantique de la première moitié du XIXème siècle. Nous ressentons face à cette oeuvre le sentiment d’une nature qui prédomine et prend le dessus sur les vestiges d’une civilisation en déclin.
Ce tableau, en capturant un sentiment d’abandon et de nostalgie, révèle toute la poésie de l’oeuvre de Stein et pourrait évoquer une citation de Goethe qui affirme que la nature est un appel à l’illimité et que l’esprit est capabe d’y percevoir l’indicible.
Born in Hungary in 1874, Janos Gabor Stein began his studies at the Berlin Academy of Painting. He continued his apprenticeship in Paris. He decides to take a break and travels throughout Europe, where he adopts Symbolist tendencies. On his return, Janos Stein studied at the Academy of Fine Arts in Budapest, where he became a pupil of Karoly Lotz (a painter renowned for his monumental frescoes). At the beginning of the 20th century, the artist enjoyed success, with regular exhibitions at the Kunsthalle, several prizes won, and increasing monumental commissions (murals for Mór Church and Eger Cathedral). The forgotten artist’s entire artistic heritage was rediscovered in 2017 in Budapest.
Stein, a follower of the conservative, academic pictorial tradition, is distinguished by his precise compositions and meticulous touch. His art strongly reflects the influence of his master Karoly Lotz.
Our painting, created in 1898 was presented the same year at the Budapest Winter Exhibition. It is said to represent part of the Versailles estate. At the heart of this enigmatic landscape and abundant nature is a statue of Apollo, who seems to watch over this forgotten sanctuary. At the time, it reflected admiration for the classical heritage. At the end of the 19th century, there was a renewed interest in this movement and its aesthetic values.
The two-part staircase occupies a central place in the work. The twilight reflected in the stagnant water reinforces an impression of serenity, and also revives the Romantic landscape tradition of the first half of the 19th century. In this work, we feel that nature predominates and takes over from the remains of a civilisation in decline.
By capturing a feeling of abandonment and nostalgia, this painting reveals all the poetry of Stein’s work, and could evoke a quotation from Goethe, who said that nature is a call to the unlimited and that the spirit is capable of perceiving the inexpressible in it.
